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Apprentissage à la photographie de Paysage

Dernière mise à jour : 8 mai 2020


Photographier les paysages


Comme dans tous les domaines inhérents à la photographie, la photo de paysage dispose elle aussi de codes et de règles qu’on est libre d’adopter ou non.

Pour ma part j’ai pris pour habitude de suivre certains codes par choix esthétique, ce qui me permet d’avoir une certaine cohérence dans mon travail. Cadrage, composition, réglages sont donc entre autres choses les maîtres mots de celui ou celle qui souhaite s’appliquer à réaliser une photo de paysage.





Le cadrage


Comme toujours en photographie, l’important est l’observation. En paysage (ou landscape en anglais), après avoir trouvé un spot, il vaut mieux prendre son temps et tâtonner pour bien choisir son cadrage et sa composition. On ne shoot jamais à la volé, éventuellement à main levée mais le trépied reste la plupart du temps un outil nécessaire à la prise de vue. On pourrait dire que le trépied est au photographe ce que le chevalet est au peintre, il sert de structure et de stabilité dans sa démarche créatrice.



La composition

Premier plan, second plan, arrière-plan… Il n’est pas toujours primordial de suivre scrupuleusement des directions dans la composition, mais il est important de savoir utiliser les plans et perspectives pour donner de la profondeur à l’image, et ne pas s’arrêter sur un seul sujet qui attire l’œil. Car lorsque l’on regarde une image, l’œil n’est pas figé sur un point précis mais se déplace, et c’est en partie la manière dont fonctionne ce déplacement qui vous apportera satisfaction.





Les réglages


Il faut savoir que le capteur d’un appareil photo est très loin d’égaler l’œil humain qui fait beaucoup mieux la balance entre les hautes lumières et les basses lumières. C’est pour cela que si vous prenez en photo un paysage en contre-jour, vous avez la possibilité (à moins de faire du clair-obscur) de faire plusieurs prises de vue avec des réglages différents, que vous assemblerez ensuite en post-traitement afin d’obtenir un résultat homogène en de perdre le moins d’informations* possible. Je vois très souvent, lors d’un coucher de soleil magnifique, des gens sortir les smartphones pour immortaliser le moment, sauf que… Sauf que, primo : un smartphone à un plage dynamique très faible, donc soit vous aurez les couleurs du ciel mais un premier plan tout noir (bouché), soit vous aurez un premier plan

avec des détails mais un ciel complètement blanc (cramé). Secondo : c’est souvent en pointant son appareil sur ce que nous trouvons beau qu’on loupe une photo. Il est donc important, je pense, de savoir sortir des sentiers battus. J’ai volontairement omis de parler de “longueur focale”, “diaphragme” ou encore “profondeur de champ” pour ne pas alourdir le sujet et devoir expliciter chaque terme.





*Dans une image numérique, chaque pixel est une information de couleur. Le post-traitement permet de compenser, de réajuster, ces informations qui ont une marge de manœuvre plus ou moins grande en fonction du capteur de l’appareil photo (on appelle plage dynamique cette marge de manœuvre). La qualité d’un appareil photo dépend donc évidemment en partie de cette plage dynamique.



Par Matthieu